mardi 17 mars 2009

Discrimation linguistique

Comme Priceline (www.priceline.com) m’a trouvé un hotel dans l’extrême limite Nord-Ouest du centre-ville de Toronto et que je travaille près de la limite Sud-Est de celui-ci, j’ai environ une heure de marche à faire pour me rendre à mon travail (5.5 km!). Une bonne chose que les températures soient maintenant plus clémentes! C’est bien de ne payer que $55US pour une chambre quatre étoiles au cœur de Toronto, mais si il faut se taper 5.5 kilomètres de marche à -25C, alors je décroche…

Comme c’est aujourd’hui la fête de la St-Patrick, je me suis dit que ça ferait un blogue intéressant si je prenais en note et même en photo tous les éléments de décoration relatifs à cette fête. Après tout, c’est une célébration relativement importante et comme toutes les fêtes semblent s’être amplifiées au cours des dernières années, je me suis dit que la ville serait sûrement très verte (Note pour les incultes : Le vert est couleur officielle de la fête de la St-Patrick). Résultat : Un flop monumental. J’ai croisé en une heure de marche : un piéton avec un chapeau décoré de trèfles, 2 vitrines de bar décorées de quelques trèfles et beaucoup de feux de circulation verts. Très décevant, mais je n’abandonne pas. Ce soir je vais me trouver un bar et vais boire une bière… verte. Par contre, deux choses que j’ai remarqué ce matin durant ma longue traversée de la ville : Pas un seul grain de neige et surtout, les filets de tennis déjà installés dans les parcs. Si la température tient le coup, on devrait pouvoir commencer la saison de golf dès le mois d’avril! C’est sûr qu’à St-Lazare, ville où j’habite, il y a encore quelques pieds de neige, mais ça devrait fondre relativement vite sous la chaleur annoncée pour cette semaine.

Continuant sur le thème de la St-Patrick, il semble aussi que cette fête soit plus populaire en anglais qu’en français. Ainsi la page anglophone de Google Canada a un logo ‘St-Patrick’ alors que la page francophone montre le logo habituel. Hummm… discrimination linguistique?

Dans un autre ordre d’idée, je lisais ce matin que les banques canadiennes n’auraient probablement plus besoin de l’aide gouvernementale et que c’est peut-être un signe que la crise financière approcherait de sa fin. Serait-ce déjà le cas? Il y a aussi la bourse qui a eu un très bon rendement la semaine dernière et qui semble continuer dans le positif aujourd’hui. Est-ce que ce sont des signes positifs que la crise achève au Canada?

Et un dernier mot sur le président Obama. Il continue de me sembler très honnête et très proche de la réalité quotidienne de son peuple. Ses menaces envers la compagnie d’assurances AIG qui continue de payer des bonis complètement irréels malgré l’aide économique qu’ils ont reçu du gouvernement font chaud au cœur. En voilà un qui n’a pas peut d’attaquer les grosses corporations et de tenter de les ramener à l’ordre. Par certain qu’il va réussir parce qu’il y a beaucoup d’aspect légaux dans cette affaire, mais au moins il n’a pas peur de souligner le ridicule de la situation.

Ne lâche pas Barack!

lundi 16 mars 2009

Pensée positive

Je suis dans le train et je viens de lire le journal de Montréal. Comme c’est souvent le cas, beaucoup de mauvaises nouvelles. Vous pouvez choisir :

- Manifestation armée d’une bande de jeunes imbéciles pour dénoncer la brutalité policière. - Pourquoi est-ce que ça me fait penser au concept des guerres saintes?
- On va avoir une récession ‘très dangereuse’ et mondiale en 2009 selon le président de la banque mondiale. – Quoi de neuf docteur?

- Le procès de Joseph Fritzl, ingénieur Autrichien qui a sequestré et violé sa fille pendant 24 ans, débute et le pauvre n’a plus d’argent. – Mais la jeune fille, elle va bien maintenant?
- 13 cadavres dans l’hélicoptère qui s’est écrasé dans le coin de Terre-Neuve. – Au moins on a retrouvé les cadavres.
- Près de 450 millions de dollars vont être versés en bonus à des dirigeants de la compagnie AIG. Cette même compagnie qui a reçu des milliards de dollars du gouvernement américain pour se sauver de la faillite. – Et dans 3 ans, on va tous les arrêter pour fraude. Mais l’argent elle, sera disparue... Plus ça tourne, plus c’est pareil.
- New York menacée par la montée des eaux de l’Atlantique due au réchauffement de la planète qui cause la fonte des glaciers. – Ca fera sûrement un bon film un jour!

J’ai dû attendre à la page 37 du journal pour trouver un article ‘positif’. On y parle du traitement de la cataracte. Ça m’intéresse parce que plusieurs personnes de mon entourage ont récemment eu ce type d’opération : Un partenaire de tennis, mon père et un de mes collègues de travail. Pour avoir vu le résultat, c’est très efficace! Deux petites opérations d’environ 60 minutes avec anesthésie locale et le tour est joué. Dans plus de 90% des cas, la vision des gens s’en trouve améliorée de façon admirable. Dire qu’il n’y a pas si longtemps, les gens devenaient carrément aveugles à cause des cataractes. On ne peut que s’interroger jusqu’où la science va nous mener.

J’ai 44 ans et je me sens encore bien jeune. Dans 26 ans, j’aurai 70 ans. C’est vrai que vu comme ça, je me trouve soudainement assez vieux! Mais on peut se demander ce que la science nous apportera au cours de ces 26 prochaines années et comment notre qualité de vie en sera améliorée. Selon ma perception bien personnelle, l’impact des découvertes scientifiques sur notre quotidien s’accentue de façon exponentielle. On n’a qu’à penser à ces découvertes médicales qui nous permettent de vieillir en bien meilleure santé. Vivre jusqu’à 100 ans, c’est maintenant très courant. Je n’ai pas de problème à vivre longtemps, en autant que le corps suit. On peut aussi penser à l’Internet et aux 300 postes de télévision maintenant disponibles. Pas obligé de passer les 25 dernières années à faire des casse-têtes. Le monde nous est maintenant disponible à partir de son chez-soi. Et que penser de cette bouffe toute préparée et de relativement bonne qualité que l’on peut maintenant acheter? Vieillir n’est certainement pas quelque chose que l’on désire, mais je trouve que la pensée d’être vieux est maintenant beaucoup moins démoralisante qu’il y a 20 ou 25 ans. Bien entendu, tout cela est relatif aux économies que l’on peut mettre de côté durant notre vie ‘active’. Mais ne parlons pas de finance aujourd’hui… rien de bien positif sur ce sujet ces temps-ci!

Je peux comprendre que le travail des journalistes est de rapporter les nouvelles et qu’il soit possiblement plus vendeur de rapporter des faits spectaculaires, mais ne serait-il pas plus constructif de mettre quelques pages de bonnes nouvelles au début de chaque journal? Il me semble que ça pourrait être un défi intéressant pour un éditeur de journal, non? Je suis un partisan de la pensée positive et il me semble que les gens seraient plus joyeux et plus constructifs s’ils entendaient plus de nouvelles positives. Un verre d’eau à moitié rempli est toujours mi-plein et mi-vide. Il me semble que trop de gens s’attardent à ce qui a été fait au lieu de regarder vers l’avenir. Ça peut sembler un peu égoïste de penser comme cela compte tenu de la misère présente dans tellement de pays, mais il faut aussi savoir parfois profiter de ce qu’on a. Trop de monde à mon goût se plaignent le ventre plein.

La pensée positive, ça se développe, ça ce communique et surtout ça commence par soi-même. Je vous encourage donc à vous trouver à tous les matins, dès votre réveil, une pensée positive. Tranquillement, celles-ci vous entraîneront dans un monde de bonheur au quotidien tel une vague déferlant sur les plages d’une ile paradisiaque. Un peu naïf comme principe, mais tellement plus constructif!

En tout cas, il va faire mauditement beau aujourd’hui!

Bonne journée!

dimanche 15 mars 2009

Voyageur du dimanche - Bali (2e partie)

Un petit mot avant de débuter mon blog de voyage. À ma grande surprise, notre pathétique équipe de hockey actuelle, les Flying Turtles, a gagné son premier match des séries par la marque de 6 à 5! Il faut dire que l'un de nos deux joueurs les plus faibles n'était pas là. N'empêche que fut bien plaisant et que c'est bien excitant à l'approche de la saison d'été qui marquera les débuts de l'équipe Gardem Solutions qui devrait être une équipe hautement compétitive. L'atmosphère d'après-match fut aussi bien plaisant alors que tous les futurs membres du Gardem et leur nombreux fans (!) sont restés pour célébrer. Un bien bel été qui s'annonce! Revenons maintenant à la chronique voyage.

J'ai par le passé discuté un peu de notre voyage à Bali en décembre 2008, en insistant sur la beauté des danses balinaises. Un autre aspect de Bali qui est dépaysant est la présence de ces grands temples que l'on retrouve à différents endroits de l'île de Bali. Dans certains de ces temples, on retrouve des singes en liberté qui se promènent nonchalamment tout en observant les gens présents. Ces singes, des macaques à longue queue, sont considérés comme des animaux sacrés à Bali. Les Balinais croient en effet que les singes protègent les temples contre les mauvais esprits. Toutefois la présence des singes en dehors des temples est moins appréciée puisqu'ils font parfois des 'attaques' sur les champs de riz.
J'avais déjà côtoyé des singes en semi-liberté au parc de la forêt des singes en France, mais cela demeurait toujours dans le contexte d'un parc contrôlé. Dans le cas de Bali, ces singes sont en totale liberté et sont encore des animaux sauvages. D'ailleurs quand vous entrez dans un temple où il y a des singes, on vous propose un guide qui vous servira à vous protéger contre les tentatives de ces singes de vous voler des choses. Je vous suggère de prendre un de ces guides car nous avons constaté de visu ce que ces singes peuvent faire. Et même si il ont l'air bien gentils, sachez qu'ils ont de sacrés grandes dents! J'ai d'ailleurs eu un de ces singes sur mon épaule dans un de ces temples. Pas certain que j'aurais été si confortable si j'avais su qu'il pouvait m'arracher une oreille d'une seule bouchée!

Un bon dimanche à tous et profitez bien du soleil pour recharger vos batteries!

samedi 14 mars 2009

Du coq à l'âne

Dans le journal de ce matin, je suis tombée sur une nouvelle que mon amie Maman Rousse http://mamanrousse.blogspot.com a brièvement commenté cette semaine. Au Brésil, une jeune fille de 9 ans a dû être avortée après avoir été sexuellement abusée par son père. Sans être contre l'avortement, je trouve que la loi du Brésil est relativement sensée: L'avortement est interdit sauf dans des cas de viols ou encore dans les cas où la vie de la mère est menacée par la grossesse. Réaction première de l'église catholique: Excommunier la jeune fille et sa mère pour avoir subit un avortement. Heu... Allô, pourrais-je parler au pape? Après ça on se demande pourquoi tout le monde abandonne l'église à toute vitesse. Je me sens désolé pour tous les catholiques et croyants de ce monde, mais ce type de religion, basée sur des fondements complètement dépassés n'a plus sa place. Je peux apprécier l'existence d'une religion dans le cas où elle sert à inculquer des valeurs morales aux gens qui autrement n'en auraient aucunes. Mais quand une église choisit de s'impliquer dans des débats sociaux en se positionnant derrières des valeurs aussi insensées que d'interdire À TOUT PRIX les avortements, elle perd le peu de crédibilité qu'il lui reste. C'est certain que le Vatican tente maintenant de modérer sa première réaction mais en ce qui me concerne le mal est fait. Pas que l'église risque de perdre mon soutien, parce que ça fait longtemps que j'ai décroché. Bien content de lire que le président du Brésil, Lula da Silva, s'est dit scandalisé par la position de l'église. Ça me réconforte dans mon idée d'informer plus sur le monsieur. Pour plus d'information:

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2009/03/11/116853.shtml?auteur=2278

Sur un sujet plus joyeux (on passe vraiment du coq à l'âne*), je viens de m'inscrire pour la saison de tennis d'été de la ville de St-Lazare. Mon été devrait être très remplit en termes d'activités: Tennis de double le jeudi, golf un dimanche sur deux et hockey une fois par semaine. Plus toutes les autres parties de golf et de tennis non prévues, des randonnées de vélo, les vacances et aussi les nombreux party de piscine qu'on va donner. Pas surprenant que l'été passe si vite!

Sur ce, profitez bien du début du printemps. La semaine qui vient s'annonce extraordinairement agréable et devrait faire du bien pour le moral de tous!

*Intéressant et amusant de voir ce qu'un dictionnaire anglais rapporte sur l'expression 'passer du coq à l'âne':
"Changing the subject" is a very literal English expression - it means exactly what it sounds like. The French expression passer du coq à l'âne, on the other hand, is a lot more interesting, with a distinct barnyard flavor. I wonder if after you pass from the rooster to the donkey you might then go on to the horse, the pig, and the goat.

Bon samedi!

vendredi 13 mars 2009

Song sung blue

Vendredi, jour parfait pour un petit méli-mélo de sujets…

Mon nouveau bébé est né hier dans l’après-midi. Il est tout bleu et s’appelle GARDEM. C’est ma nouvelle équipe de hockey pour la saison d’été qui vient. Comme ma compagnie, GARDEM Solutions Inc., va commanditer l’équipe, celle-ci portera le nom de GARDEM de St-Lazare. La saison présente n’est pas encore terminée avec les Flying Turtles (R.I.P), mais j’ai déjà hâte à la prochaine qui commence en avril. Enfin on devrait avoir une équipe compétitive! Pas que suis un accroc de la victoire à tout prix, mais avec une fiche cumulative de 0 victoires et 20 défaites avec un différentiel de buts pour/contre de -144, mettons que la saison a été longue! Ce qui m’excite avec le GARDEM de St-Lazare, c’est que tous ceux à qui j’ai demandé ont accepté en dedans de 24 heures! Mon fils Guillaume est déjà en train de nous concocter un logo et je dois me mettre à la recherche de chandails le plus tôt possible. Voici son meilleur effort jusqu’à présent. On a déjà choisit les couleurs des Sabres de Buffalo comme modèle de chandail. Très excitant! Je vous en reparle dans d’autres chroniques et je me promets de vous raconter nos exploits!

Dans un tout autre ordre d’idée, il m’arrive parfois d’employer des expressions francophones qui se traduisent très mal en anglais. Hier soir, je parlais de ‘chant du cygne’ en référence à un dernier exploit que quelqu’un fait avant de s’effacer de la carte. La traduction directe est l’expression ‘Swan song’; elle existe en anglais et elle a même une définition similaire à la nôtre : ‘A farewell or final appearance, action, or work’. Mais il semble que cette expression soit très peu utilisée, du moins par les gens de Toronto. Mais c’est la même chose en français, certaines expressions disparaissent pour un bout de temps avant de renaitre de leurs cendres. Mais dans ces cas là on parle d’un Phoenix et non pas d’un cygne, n’est-ce pas? Recherche rapide du mot Phoenix dans le dictionnaire pour confirmer la nature du terme et voici ce que j’obtiens selon Mediadico :

Phoenix (nom masculin) : Genre de palmier.

Quoi?? Un palmier? Je suis de plus en plus confus… Et pourtant en anglais la définition du mot Phoenix respecte ma connaissance :

Phoenix : a mythical bird of great beauty fabled to live 500 or 600 years in the Arabian wilderness, to burn itself on a funeral pyre, and to rise from its ashes in the freshness of youth and live through another cycle of years: often an emblem of immortality or of reborn idealism or hope.

Je fais une dernière recherche en utilisant ‘Le grand dictionnaire terminologique’. Phoenix… rien. J’essaie phénix… ah!

Phénix (n.m.) : Animal fabuleux de la mythologie gréco-latine, oiseau unique de son espèce, qui vivait plusieurs siècles, se brûlait et renaissait de ses cendres.

Je retourne à Mediadico pour un dernier essai avec Phénix :

Phénix: Oiseau fabuleux qui, selon la légende, se brûlait lui-même et renaissait de ses cendres. Personne unique en son genre et remarquable par son excellence. Genre de palmier (s'écrit aussi phoenix).

C’est mieux, mais maintenant je vais devoir me méfier des dictionnaires.

Un dernier point pour ce vendredi. Avez-vous parfois une chanson idiote qui vous trotte dans la tête? J’en ai entendu une ce matin… et depuis je la fredonne comme un obsédé : Song sung blue, de Neil Diamond. Dommage que je ne puisse pas vous en fredonner un petit peu, question de vous transmettre cette obsession.

Bon vendredi 13!...


Song sung blue
Everybody knows one
Song sung blue
Every garden grows one...

jeudi 12 mars 2009

C'est une question de feeling

'C'est une question de feeling': Chanson de Luc Plamondon rendue célèbre par Richard Cocciente et Fabienne Thibeault en 1986. Belle chanson qui a été très populaire pendant un certain temps, très sensuelle.
'C'est une question de feeling', c'est aussi ce que je me dit souvent avant de partir 3-4 jours pour Toronto. Température annoncée:
  • Lundi: -3 degrés
  • Mardi: +6 degrés
  • Mercerdi: - 11 degrés
  • Jeudi: +10 degrés
Or je voyage avec une petite valise, c'est quand même plus pratique. Pas de place pour 2 manteaux. Donc chaque semaine j'examine la température prévue et je dois donc faire un choix:
1) Manteau de printemps: J'ai froid le lundi, le suis bien le mardi, je gèle le mercredi et je suis super bien le jeudi.

2) Manteau d'hiver: Je suis au chaud le lundi, j'ai très chaud le mardi, je suis comfortable mercredi et je sue comme un porc le jeudi.

Cette semaine, j'ai choisit le manteau de printemps. Mettons que c'était pas chaud hier soir: -7 degrés certes, mais un vent qui devait faire descendre le froid ressentit à -20 degrés! Aujourd'hui c'est un peu mieux, -3 dans le journée, mais -11 degrés ce soir...




Le problème c'est que la température prévue n'est pas toujours celle que l'on finit par avoir. Surtout avec 3-4 jours d'avance. Je pense que cette semaine, j'aurais été mieux avec l'option 'sueur'.

C'est une question de feeling...

mercredi 11 mars 2009

Un peu de respect

Un court blogue aujourd'hui. Résultat de beaucoup d'ouvrage et de paresse au lit. Est-ce le temps gris, vraiment gris, ou encore le blues du retour des vacances? Toujours est-il que je me sens le cerveau en compote ce matin. Donc un blogue au sujet léger malgré que c'est aujourd'hui le 50e anniversaire (un anniversaire?) de l'exil du Dalaï-lama. Sûrement le sujet d'une future chronique.

Il y a des jours ou je sens que mon âge vénérable de 44 ans me rattrape parce que sens que je suis offensé par des choses qui peuvent sembler anodines pour la jeunesse d’aujourd’hui. J'ai lu récemment que Barack Obama se faisait appeler "Barry" quand il était étudiant. Et comme bien beaucoup d’autres choses, ça m'a fait tiquer. Quand j’entends des gens raccourcir constamment les prénoms des autres, ca m'agace. Je trouve que c’est un manque de respect. Encore plus quand les parents le font avec le prénom de leurs propres enfants. Mes enfants se nomment Guillaume, Alexandre et Élizabeth. Pas Bill, Alex et Éli... Ma fille a une amie qui s'appelle Élie. C'est beau comme prénom et c'est certain que personne ne va l'appeler Élizabeth! Je me demande si c’était un choix conscient des parents de choisir dès le départ un prénom court pour éviter qu’il soit raccourcit plus tard. Ou peut-être qu’ils aimaient tout simplement ce prénom. Prenons un autre exemple; j'ai un collègue de travail au bureau qui s'appelle Bernard Miao. Et bien tout le monde sauf moi l'appelle Bernie. Et vous savez quoi, Bernard n'est même pas son prénom d'origine puisque ce monsieur est d'origine chinoise. Il paraît qu’il a reçu son prénom ‘anglais’ lors de ses études dans une école catholique de Hong Kong. C'est évident que certaines exceptions peuvent être acceptées. Si par exemple votre nom est Lakshminarayanan Ramanathan et que vous voulez ouvrir une brasserie, l'appeler "Brasserie chez Lakshminarayanan " ne serait pas très commercial. Ou encore si vous disputez une partie de hockey endiablée avec vos amis, crier "Hey Lakshminarayanan, passe moi la rondelle!" n'a pas le même impact que "Hey Lak, passe-moé la puck!". Mais ça devrait demeurer des exceptions circonstancielles.

Quand j'étais à l'école et que l'enseignante (la maîtresse d'école dans mon temps) voulait te gronder elle t'appelait par ton nom complet: "Ronald Martin, écoute quand je parle!". Effet d'intimidation immédiat. C'est plus difficile aujourd'hui: "Louis-Philippe Lamontagne-Bellefeuille... (On reprend son souffle), écoute quand je parle!".

Vous savez, écrire un blogue est très stimulant pour l'esprit car à mesure que l'on écrit sur un sujet, plein d'autres idées nous viennent à l'esprit. Par exemple, j'aimerais bien vous parler de la signification des noms indiens, car en cherchant un exemple de nom indien, je suis tombé sur un site qui explique la signification de tous les noms indiens. Ou bien saviez-vous que tous les prénoms ont une signification? Le mien veut dire : Qui gouverne avec sagesse. Ou encore j’aurais aimé explorer l'impact de donner les noms de famille du père et de la mère à un enfant. En effet, on peut se demander ce qui va arriver avec la prochaine génération? Quatre noms de famille? Louis-Philippe Lamontagne-Bellefeuille-Durocher-Descoteaux Junior? Mais plus de temps pour l'instant... Je dois aller gagner ma croûte. Pour plus d’info sur la signification des prénoms :

http://www.signification-prenom.com/

Mon nom est Ronald et je vous souhaite une bonne journée!

mardi 10 mars 2009

Néant final

Tremblement de terre à Montréal! Après la tempête dans un verre d’eau d’il y a quelques semaines, cette fois c’est vrai… Une nouvelle saisissante, surprenante, époustouflante. Le Canadien de Montréal, la Sainte Flanelle, le Bleu Blanc Rouge a congédié son entraîneur vedette, Guy Carbonneau! Malgré un bilan sommes toutes assez positif, de toutes évidences l’équipe ne performait pas au goût de la haute ou encore très haute direction. Mais entres vous et moi, le soleil va quand même se lever demain matin et personne ne mourra suite à cette décision. Je suis désolé pour Guy! Guy! Guy!, mais ce dernier ne devrait quand même pas se retrouver dans la dèche suite à cette décision… Après une visite à Cuba où les gens vivent dans des maisons beaucoup plus décrépies que la plus misérable de nos cabanes à chien, où le terme ‘chevaux vapeurs’ veut vraiment indiquer le nombre de chevaux qui tirent une charrette, il est je crois tout à fait de circonstances de prendre cette nouvelle avec un grain de sel.

En fait, c’est l’aspect humain de la nouvelle qui m’intéresse. La relation affaire-amitié qui semble facile à vivre au quotidien mais qui parfois amène des décisions très pénibles quand les temps sont plus difficiles. La tendance toute naturelle d’un dirigeant est de s’entourer de personnes avec qui il est à l’aise, qu'il respecte. J’ai personnellement toujours encouragé l’amitié au travail. Se lever le matin et se rendre au bureau est beaucoup plus facile quand l’on va travailler avec des amis. Si tout va bien, on a parfois l’impression d’avoir une deuxième famille. Mais lorsqu’un de tes ‘amis-collègues’ se fait mettre à la porte ou encore déménage ses pénates dans une autre entreprise, c’est un deuil qui est parfois difficile à faire. Je suis consultant depuis maintenant plus de 10 ans et qui dit consultant, dit changement continuel de clients et donc de collègues de travail. C’est que j’ai trouvé le plus difficile au début de ma carrière comme consultant: Le manque de relation continue avec des collègues. Étant constamment sur la route, même en travaillant comme permanent pour une entreprise, Hewlett Packard dans mon cas, je ne voyais que rarement les autres employés du bureau. Mais comme toutes choses dans la vie on finit par s’y habituer. Mais j’avoue que la motivation pour me rendre à mon travail est bien différente aujourd’hui qu’à l’époque où j’avais hâte de revoir mes ‘amis-collègues’ pour discuter des dernières nouvelles de l’actualité. Ma motivation première au travail est maintenant reliée à l’accomplissement avec succès d’objectifs bien déterminés.

Wow, ça semble vraiment déprimant… Mais ne vous méprenez pas, j’ai quand même de l’enthousiasme pour ce que je fais comme travail. Mais j’avoue qu’un contact plus intime avec des gens me manque à l’occasion et que si j’avais à choisir de nouveau une carrière, je m’orienterais probablement vers un domaine offrant des possibilités de rencontrer des gens dans un contexte de service. Peut-être aussi choisirai-je un métier qui donne plus l’impression d’apporter quelque chose de positif dans ce monde qui peut parfois sembler si gris. Bof, peut-être que le jour où je prendrai ma retraite, j’irai construire des écoles dans un pays défavorisé. Question de faire un peu de bien et de laisser ma marque avant d’aller rejoindre mes ancêtres dans les méandres du néant final…

Mais d’ici ce futur lointain mais combien trop proche, profitons de la vie au maximum et encourageons nos Canadiens… GO HABS GO!

lundi 9 mars 2009

Pas de ma faute

Je me suis réveillé ce matin en repensant à un article que j’ai lu dans la revue GEO et portant sur Luiz Inaxcio Lula da Silva, le président brésilien. Tout le monde l’appelle ‘Lula’, nom qu’il a fait rajouter officiellement à son nom en 1982. Je dois l’admettre, je n’avais jamais entendu parler de ce monsieur avant de lire cet article et pourtant M. da Silva est président du Brésil depuis 2002. Pourquoi est-ce j’ai pensé à lui? Parce que comme Barack Obama, ce monsieur n’avait aucune raison de penser un jour à devenir président. Père absent, élevé dans la pauvreté par sa mère avec sept autres enfants dans la misère, M. da Silva quitte l’école à … 10 ans. Il fait des petits boulots pour survivre jusqu'à ce qu’un jour il saisisse différentes opportunités pour progresser dans la vie. Le résultat est concluant dans son cas puisqu’il est devenu le plus populaire des présidents brésiliens. Je me promets d’ailleurs de lire plus sur ce monsieur dès que j’aurai terminé la biographie de Barack Obama.

Quand je pense à ‘Lula’ et à Barack, qui étant jeunes avaient toutes les raisons du monde de devenir des bons à rien, je réfléchis. Je réfléchis aussi quand je vois performer un Martin Deschamps qui avait toutes les excuses pour devenir un assisté social et que personne n’aurait jugé compte tenu de ses handicaps. Devant ces quelques exemples de réussites (et il y a tant d’autres, mais je manque de temps), je ne peux que réfléchir à tous ces jeunes qui se servent de leur enfance malheureuse pour excuser leurs actions malveillantes et leur défaillance à réussir dans la vie. Je ne peux que réfléchir devant ces assistés sociaux qui ont toutes leurs capacités pour pouvoir travailler mais qui sont trop lâches pour faire le moindre effort. Devant ces gens, peu importe qu’ils soient blancs, noirs ou encore latinos qui tuent, volent, agressent parce qu’ils n’ont pas eu un bon départ dans la vie. Je rage d’entendre des jeunes dire ‘ce n’est pas ma faute’ dès que quelque chose ne va pas. De voir tous ces gens qui se dé-responsabilisent dès qu’un malheur les frappe. Ils fument parce que tout le monde fume. Ils boivent parce que leur père buvait. Ils ne travaillent pas parce qu’il n’y a pas de travail assez bien pour eux. Des excuses, rien que des excuses. Mais des larves de la société, il y en aura toujours. On ne peut qu’espérer que ces gens qui réussissent malgré les obstacles de la vie continueront d’inspirer quelques personnes à se secouer, à se débarrasser du carcan de leurs excuses et à faire les efforts requis pour réussir à avoir une vie honnête. L’espoir, c’est ce qui guide le monde.

Pour en savoir plus sur 'Lula':


Bon lundi quand même.

dimanche 8 mars 2009

Voyageur du dimanche - Cuba

Dans la continuité de mon dernier blog du dimanche (22 janvier) et surtout parce que je reviens tout juste d’un voyage, ce blog parle de ... voyage! Tel que mentionné dans mon blog de vendredi dernier, je reviens en effet d’une semaine de vacances à Cayo Santa Maria (Cuba). Quel endroit paradisiaque! Une plage de sable blanc à vous couper le souffle! Toutefois, comme nous avons malheureusement été frappés par une vague de froid à compter du lundi, je n’ai pas pu faire certaines des activités prévues au programme. Ne vous méprenez pas, il a fait pas mal beau toute la semaine et le soleil était chaud et puissant. Mais un vent nordique infernal nous prenait d’assaut dès que l’on mettait le pied sur la plage (Certains pourraient noter que ‘nordique’ et ‘infernal’ dans la même phase, c’est un peu paradoxal, mais bon, comme c’est mon blog, c’est moi qui décide!). Avouons que cette température un peu déconcertante ne nous a quand même pas empêchés de profiter de la mer, mais il faut admettre que la sortie de l’eau s’effectuait dans une course affolée vers la serviette de plage, question de se protéger du vent le plus rapidement possible. À ma grande satisfaction, l’eau du côté de l’Atlantique était aussi bleue et étincelante que celle de la mer des Caraïbes qui borde la côte sud de Cuba. Mais le but ici n’est pas de vanter les mérites de Cuba et de ses magnifiques plages.


Comme dans tous les voyages, nous avons rencontrés lors de celui-ci des gens sympathiques et intéressants. Il faut comprendre que ce n’est pas très difficile de rencontrer des québécois durant les vacances de la semaine de relâche car au moins 75% des touristes sur le site étant du Québec. Ce que je j’aime de la plupart de ces rencontres c’est que se sont des personnes passionnées par les voyages avec qui l’on peut partager des expériences les plus variées. Cette fois-ci, nous avons rencontré deux dames, professeurs de leur métier, qui ont partagé avec nous leur passion des voyages. Des dames dans la jeune cinquantaine (je n’oserais m’avancer plus sur le sujet de l’âge exacte!) mais qui par leur joie de vivre, leur passion pour les voyages et autres aspects de la vie, m’ont semblé tellement plus jeunes que plusieurs personnes dans la vingtaine ou trentaine que je connais. Quelle plaisir de pouvoir discuter de ces contrées lointaines, des aventures que tous vivent dans ces déplacements dans des pays aux mœurs si différentes des nôtres. Mais la joie aussi de voir leurs yeux brillants de gaieté à la vue de ces objets hétéroclites et ingénieux que l’on retrouve toujours dans les pays dits défavorisés. La curiosité de Marie-France à la vue d’une machine à pop-corn ‘patentée’ à l’aide d’un vieux chaudron tout usé. Les tentatives de rapprochement d’Andrée avec le gamin rebelle mais un peu timide rencontré dans la petite ville de Remedios que nous avons visité. Car c’est le plus souvent lors de ces petites sorties en dehors du complexe hôtelier et dans les petits villages locaux que se forment les plus beaux souvenir de voyage.
L’aventure de la pizza locale dégustée sur la place centrale de Remedios en est un bon exemple. Je vous décris le scénario : Un marchant ambulant vendant des pizzas pour 5 pesos (environ 20 cents canadien). Pizzas cuites dans un fourneau classique des années 50 ou 60, lui-même installé dans un genre de chariot directement sur le bord de la route et branché de façon très artisanale au réseau électrique de l’hôtel voisin. Il est environ 13 heures et c’est donc l’heure de diner. La pizza, dégageant une odeur très enivrante qui nous titille nos sens olfactifs, nous semble très intéressante. Malheureusement, toutes les pizzas sont déjà vendues. 'Revenez dans quelques minutos' de nous dire le vendeur cubain. 90 minutes plus tard (!), le voilà enfin de retour. Nous sommes les premiers en ligne, question de ne pas manquer notre coup de nouveau. Les pizzas sont mises au four et l’odeur de la pizza et de la victoire commencent à se faire sentir. Mais malheur, le four cesse de fonctionner! Après plusieurs tentatives pour ranimer le pauvre vieux four, le vendeur décontenancé doit se rendre à l’évidence : il n’y a plus de courant. À ce moment, il commence à y avoir une foule affamée qui attend de pouvoir déguster les sublimes pizzas (Comme dirait Confusius : ‘Plus on a faim, meilleure semble la bouffe’). Notre vendeur quitte donc de nouveau son étal pour aller chercher de l’aide. Dix minutes plus tard, le voilà de retour avec son copain ‘électricien’. Celui-ci installe son échelle le long du mur, la replace après avoir constaté qu’elle était à l’envers et se dirige tout droit vers un entremêlement de fils électriques. Débrouillardise, chance, talent réel en électricité ou encore intervention divine, toujours est-il que le four s’est finalement remis en marche et que nous avons obtenus nos exquises pizzas. Quand on parle de joie de vivre, les yeux pétillants de Marie-France qui regarde avec un amusement grandissant cette incroyable épopée qui se déroule sous nos yeux resteront un de mes beaux souvenirs de ce voyage. ‘On dirait une vieille comédie en noir et blanc du cinéma muet’ qu’elle dira…

Vive les voyages et vive ces rencontres avec des personnes intéressantes et cultivées qui nous permettent d'élargir nos horizons.

Blog écrit par sous le chaud soleil de St-Lazare et par une belle température de 6 degrés Celsius!