mardi 10 mars 2009

Néant final

Tremblement de terre à Montréal! Après la tempête dans un verre d’eau d’il y a quelques semaines, cette fois c’est vrai… Une nouvelle saisissante, surprenante, époustouflante. Le Canadien de Montréal, la Sainte Flanelle, le Bleu Blanc Rouge a congédié son entraîneur vedette, Guy Carbonneau! Malgré un bilan sommes toutes assez positif, de toutes évidences l’équipe ne performait pas au goût de la haute ou encore très haute direction. Mais entres vous et moi, le soleil va quand même se lever demain matin et personne ne mourra suite à cette décision. Je suis désolé pour Guy! Guy! Guy!, mais ce dernier ne devrait quand même pas se retrouver dans la dèche suite à cette décision… Après une visite à Cuba où les gens vivent dans des maisons beaucoup plus décrépies que la plus misérable de nos cabanes à chien, où le terme ‘chevaux vapeurs’ veut vraiment indiquer le nombre de chevaux qui tirent une charrette, il est je crois tout à fait de circonstances de prendre cette nouvelle avec un grain de sel.

En fait, c’est l’aspect humain de la nouvelle qui m’intéresse. La relation affaire-amitié qui semble facile à vivre au quotidien mais qui parfois amène des décisions très pénibles quand les temps sont plus difficiles. La tendance toute naturelle d’un dirigeant est de s’entourer de personnes avec qui il est à l’aise, qu'il respecte. J’ai personnellement toujours encouragé l’amitié au travail. Se lever le matin et se rendre au bureau est beaucoup plus facile quand l’on va travailler avec des amis. Si tout va bien, on a parfois l’impression d’avoir une deuxième famille. Mais lorsqu’un de tes ‘amis-collègues’ se fait mettre à la porte ou encore déménage ses pénates dans une autre entreprise, c’est un deuil qui est parfois difficile à faire. Je suis consultant depuis maintenant plus de 10 ans et qui dit consultant, dit changement continuel de clients et donc de collègues de travail. C’est que j’ai trouvé le plus difficile au début de ma carrière comme consultant: Le manque de relation continue avec des collègues. Étant constamment sur la route, même en travaillant comme permanent pour une entreprise, Hewlett Packard dans mon cas, je ne voyais que rarement les autres employés du bureau. Mais comme toutes choses dans la vie on finit par s’y habituer. Mais j’avoue que la motivation pour me rendre à mon travail est bien différente aujourd’hui qu’à l’époque où j’avais hâte de revoir mes ‘amis-collègues’ pour discuter des dernières nouvelles de l’actualité. Ma motivation première au travail est maintenant reliée à l’accomplissement avec succès d’objectifs bien déterminés.

Wow, ça semble vraiment déprimant… Mais ne vous méprenez pas, j’ai quand même de l’enthousiasme pour ce que je fais comme travail. Mais j’avoue qu’un contact plus intime avec des gens me manque à l’occasion et que si j’avais à choisir de nouveau une carrière, je m’orienterais probablement vers un domaine offrant des possibilités de rencontrer des gens dans un contexte de service. Peut-être aussi choisirai-je un métier qui donne plus l’impression d’apporter quelque chose de positif dans ce monde qui peut parfois sembler si gris. Bof, peut-être que le jour où je prendrai ma retraite, j’irai construire des écoles dans un pays défavorisé. Question de faire un peu de bien et de laisser ma marque avant d’aller rejoindre mes ancêtres dans les méandres du néant final…

Mais d’ici ce futur lointain mais combien trop proche, profitons de la vie au maximum et encourageons nos Canadiens… GO HABS GO!

lundi 9 mars 2009

Pas de ma faute

Je me suis réveillé ce matin en repensant à un article que j’ai lu dans la revue GEO et portant sur Luiz Inaxcio Lula da Silva, le président brésilien. Tout le monde l’appelle ‘Lula’, nom qu’il a fait rajouter officiellement à son nom en 1982. Je dois l’admettre, je n’avais jamais entendu parler de ce monsieur avant de lire cet article et pourtant M. da Silva est président du Brésil depuis 2002. Pourquoi est-ce j’ai pensé à lui? Parce que comme Barack Obama, ce monsieur n’avait aucune raison de penser un jour à devenir président. Père absent, élevé dans la pauvreté par sa mère avec sept autres enfants dans la misère, M. da Silva quitte l’école à … 10 ans. Il fait des petits boulots pour survivre jusqu'à ce qu’un jour il saisisse différentes opportunités pour progresser dans la vie. Le résultat est concluant dans son cas puisqu’il est devenu le plus populaire des présidents brésiliens. Je me promets d’ailleurs de lire plus sur ce monsieur dès que j’aurai terminé la biographie de Barack Obama.

Quand je pense à ‘Lula’ et à Barack, qui étant jeunes avaient toutes les raisons du monde de devenir des bons à rien, je réfléchis. Je réfléchis aussi quand je vois performer un Martin Deschamps qui avait toutes les excuses pour devenir un assisté social et que personne n’aurait jugé compte tenu de ses handicaps. Devant ces quelques exemples de réussites (et il y a tant d’autres, mais je manque de temps), je ne peux que réfléchir à tous ces jeunes qui se servent de leur enfance malheureuse pour excuser leurs actions malveillantes et leur défaillance à réussir dans la vie. Je ne peux que réfléchir devant ces assistés sociaux qui ont toutes leurs capacités pour pouvoir travailler mais qui sont trop lâches pour faire le moindre effort. Devant ces gens, peu importe qu’ils soient blancs, noirs ou encore latinos qui tuent, volent, agressent parce qu’ils n’ont pas eu un bon départ dans la vie. Je rage d’entendre des jeunes dire ‘ce n’est pas ma faute’ dès que quelque chose ne va pas. De voir tous ces gens qui se dé-responsabilisent dès qu’un malheur les frappe. Ils fument parce que tout le monde fume. Ils boivent parce que leur père buvait. Ils ne travaillent pas parce qu’il n’y a pas de travail assez bien pour eux. Des excuses, rien que des excuses. Mais des larves de la société, il y en aura toujours. On ne peut qu’espérer que ces gens qui réussissent malgré les obstacles de la vie continueront d’inspirer quelques personnes à se secouer, à se débarrasser du carcan de leurs excuses et à faire les efforts requis pour réussir à avoir une vie honnête. L’espoir, c’est ce qui guide le monde.

Pour en savoir plus sur 'Lula':


Bon lundi quand même.

dimanche 8 mars 2009

Voyageur du dimanche - Cuba

Dans la continuité de mon dernier blog du dimanche (22 janvier) et surtout parce que je reviens tout juste d’un voyage, ce blog parle de ... voyage! Tel que mentionné dans mon blog de vendredi dernier, je reviens en effet d’une semaine de vacances à Cayo Santa Maria (Cuba). Quel endroit paradisiaque! Une plage de sable blanc à vous couper le souffle! Toutefois, comme nous avons malheureusement été frappés par une vague de froid à compter du lundi, je n’ai pas pu faire certaines des activités prévues au programme. Ne vous méprenez pas, il a fait pas mal beau toute la semaine et le soleil était chaud et puissant. Mais un vent nordique infernal nous prenait d’assaut dès que l’on mettait le pied sur la plage (Certains pourraient noter que ‘nordique’ et ‘infernal’ dans la même phase, c’est un peu paradoxal, mais bon, comme c’est mon blog, c’est moi qui décide!). Avouons que cette température un peu déconcertante ne nous a quand même pas empêchés de profiter de la mer, mais il faut admettre que la sortie de l’eau s’effectuait dans une course affolée vers la serviette de plage, question de se protéger du vent le plus rapidement possible. À ma grande satisfaction, l’eau du côté de l’Atlantique était aussi bleue et étincelante que celle de la mer des Caraïbes qui borde la côte sud de Cuba. Mais le but ici n’est pas de vanter les mérites de Cuba et de ses magnifiques plages.


Comme dans tous les voyages, nous avons rencontrés lors de celui-ci des gens sympathiques et intéressants. Il faut comprendre que ce n’est pas très difficile de rencontrer des québécois durant les vacances de la semaine de relâche car au moins 75% des touristes sur le site étant du Québec. Ce que je j’aime de la plupart de ces rencontres c’est que se sont des personnes passionnées par les voyages avec qui l’on peut partager des expériences les plus variées. Cette fois-ci, nous avons rencontré deux dames, professeurs de leur métier, qui ont partagé avec nous leur passion des voyages. Des dames dans la jeune cinquantaine (je n’oserais m’avancer plus sur le sujet de l’âge exacte!) mais qui par leur joie de vivre, leur passion pour les voyages et autres aspects de la vie, m’ont semblé tellement plus jeunes que plusieurs personnes dans la vingtaine ou trentaine que je connais. Quelle plaisir de pouvoir discuter de ces contrées lointaines, des aventures que tous vivent dans ces déplacements dans des pays aux mœurs si différentes des nôtres. Mais la joie aussi de voir leurs yeux brillants de gaieté à la vue de ces objets hétéroclites et ingénieux que l’on retrouve toujours dans les pays dits défavorisés. La curiosité de Marie-France à la vue d’une machine à pop-corn ‘patentée’ à l’aide d’un vieux chaudron tout usé. Les tentatives de rapprochement d’Andrée avec le gamin rebelle mais un peu timide rencontré dans la petite ville de Remedios que nous avons visité. Car c’est le plus souvent lors de ces petites sorties en dehors du complexe hôtelier et dans les petits villages locaux que se forment les plus beaux souvenir de voyage.
L’aventure de la pizza locale dégustée sur la place centrale de Remedios en est un bon exemple. Je vous décris le scénario : Un marchant ambulant vendant des pizzas pour 5 pesos (environ 20 cents canadien). Pizzas cuites dans un fourneau classique des années 50 ou 60, lui-même installé dans un genre de chariot directement sur le bord de la route et branché de façon très artisanale au réseau électrique de l’hôtel voisin. Il est environ 13 heures et c’est donc l’heure de diner. La pizza, dégageant une odeur très enivrante qui nous titille nos sens olfactifs, nous semble très intéressante. Malheureusement, toutes les pizzas sont déjà vendues. 'Revenez dans quelques minutos' de nous dire le vendeur cubain. 90 minutes plus tard (!), le voilà enfin de retour. Nous sommes les premiers en ligne, question de ne pas manquer notre coup de nouveau. Les pizzas sont mises au four et l’odeur de la pizza et de la victoire commencent à se faire sentir. Mais malheur, le four cesse de fonctionner! Après plusieurs tentatives pour ranimer le pauvre vieux four, le vendeur décontenancé doit se rendre à l’évidence : il n’y a plus de courant. À ce moment, il commence à y avoir une foule affamée qui attend de pouvoir déguster les sublimes pizzas (Comme dirait Confusius : ‘Plus on a faim, meilleure semble la bouffe’). Notre vendeur quitte donc de nouveau son étal pour aller chercher de l’aide. Dix minutes plus tard, le voilà de retour avec son copain ‘électricien’. Celui-ci installe son échelle le long du mur, la replace après avoir constaté qu’elle était à l’envers et se dirige tout droit vers un entremêlement de fils électriques. Débrouillardise, chance, talent réel en électricité ou encore intervention divine, toujours est-il que le four s’est finalement remis en marche et que nous avons obtenus nos exquises pizzas. Quand on parle de joie de vivre, les yeux pétillants de Marie-France qui regarde avec un amusement grandissant cette incroyable épopée qui se déroule sous nos yeux resteront un de mes beaux souvenirs de ce voyage. ‘On dirait une vieille comédie en noir et blanc du cinéma muet’ qu’elle dira…

Vive les voyages et vive ces rencontres avec des personnes intéressantes et cultivées qui nous permettent d'élargir nos horizons.

Blog écrit par sous le chaud soleil de St-Lazare et par une belle température de 6 degrés Celsius!

vendredi 27 février 2009

Objection!

Alors que je déjeune ce matin tout en feuilletant le journal, je tombe sur une nouvelle qui peut à première vue sembler anodine. Le gouvernement veut passer une loi pour obliger les skieurs à porter un casque et ce dès l'an prochain. Je m'arrête de respirer un instant et je relis la nouvelle. Mais oui, j'ai bien lu. Ça fait quelques années que je ne skie que quelquefois par année, mais le skieur en moi se rebiffe. Obliger de porter un casque pour skier? Wow! Mais est-ce que je suis retombé en enfance? Le tout puissant gouvernement veut obliger des adultes, oui des adultes, à mettre un casque pour faire du ski? Mais de quel droit? Pense-t'il vraiment que les skieurs qui vont s'étamper dans les arbres vont vraiment mettre des casques? Ne se rend-il pas compte que ceux qui se cassent sérieusement la marboulette sont des skieurs chevronnés qui dévalent les pentes à toute allure sans réfléchir. Et à cause de ces quelques imbéciles heureux, on veut obliger le petit peuple, les skieurs raisonnables à mettre des casques pour pratiquer leur hobby préféré? Argghhh! C'est certain que les fabriquants de matériel sportif, tels les casques de ski, vont se virer tout un party si cette loi passe. Et sûrement que quelques ministres et sous-fifres seront aussi invités.

Mais qu'est-ce que ce sera par la suite? Des casques obligatoires pour jouer au hockey dans la rue? Forcer des gens à mettre des corsets pour jardiner? Se mettre une sonnette dans le derrière (et je reste poli) pour traverser les rues en toute sécurité? JE M'OBJECTE! Il me semble qu'un adulte devrait avoir le droit de décider de prendre un minimum de risque en pratiquant un hobby. C'est de l'abus de pouvoir. Un affront à notre liberté individuelle. Et en plus... et en plus... le ski étant un sport très 'mode', on ne pourra plus voir les belles crinières au vent lors des journées de ski de printemps! Et tant qu'à obliger les gens à se mettre quelque chose sur la tête, pourquoi pas choisir les oreilles de lapin. C'est beaucoup plus joli qu'un casque! :)
Si j'entends parler d'une manifestation contre cette loi, j'y participe. Trop c'est trop!
Je suis fâché... point final!

jeudi 26 février 2009

Viva les vacances!

Ça y est, c'est presque les vacances! Encore une journée et c'est le départ pour Cuba. Ce voyage devrait être différent des précédents puisque j'y vais cette fois-ci avec ma fille de 13 ans, ma conjointe et sa fille qui a aussi 13 ans. Un voyage de pitounes! Moi qui ne m'endure pas plus qu'une heure sur une plage, je me demande comment je vais traverser ma semaine. Habituellement, quand on part en vacances ma conjointe et moi, on ne demeure pas une journée sans partir dans une quelconque excursion. Mais cette fois, comme c'est déjà dispendieux de partir à quatre, on n'a pas vraiment d'excursion à l'horaire sauf la classique journée en catamaran. Je vais donc pouvoir, pour la première fois, profiter de mon hôtel tout inclut. À moi les cours de gymnastique aquatique! À moi la peinture sur assiette! Et que dire des leçons de salsa par 30 degrés en plein soleil. Je me meurs d'impatience! C'est la troisième fois que je vais à Cuba, mais pour la première fois dans le nord de l'île, plus précisément à Cayo Santa Maria. Je suis bien curieux de voir si l'eau est aussi bleue sur le côté nord que sur le côté sud. Comme c'est l'océan atlantique au lieu de la mer des caraïbes, je m'attend à une mer un peu plus foncée. Mais comme disait Jacques Cartier: 'Nous verrons bien une fois rendu'.

Plus sérieusement, j'ai bien hâte à ce voyage. Je ne vois pas ma fille aussi souvent que j'aimerais et j'espère bien en profiter pour rire un bon coup avec elle. Et comme à chaque fois que je pars en vacances, je dois travailler comme un forcené pour arriver à tout terminer mon ouvrage avant de partir. Je compte donc me reposer et lire quelques bons romans que je vais aller chercher à la bibliothèque municipale. Nous allons sûrement aussi faire quelques belles plongées de snorkling dont nous allons rapporter des superbes photos. En effet, avant de partir pour notre dernier voyage, nous avons fait l'acquisition d'un caméra sous-marine, une Olympus Stylus 1030. Nous avons quelquefois tenté par le passé d'utiliser ces caméra sous-marines jetables que l'on peut acheter pour $15 chez tous les bons vendeurs de cossins. Toutefois, à moins d'un véritable miracle, aucune photo digne de ce nom ne peux être prise avec une telle caméra! Évidemment, un poisson prend rarement la pose pour un photographe. Il faut donc être extrêment chanceux pour que le poisson se retrouve au milieu de la photo et qu'en plus il ne soit pas embrouillé. Pour vous montrer le résultat, j'ai agrémenté mon blog de quelques unes des belles photos sous-marines prisent à Bali. Qui aurait crû que des étoiles de mer pouvaient être bleues! Mais ne vous y trompez pas, même avec un bon appareil, il faut prendre un méchant paquet de photos pour en obtenir quelques-unes de claires. Surtout pour les poissons. Bien entendu, les coraux sont un peu plus coopératifs.

Chers amis lecteurs, vous allez donc devoir vous passer de mon blog pour une semaine. Peut-être un petit dernier vous sera-t'il offert avant notre départ, qui sait? Cela dépendra si la frénésie entourant notre départ m'en laissera le temps. Sur ce, je vous laisse. Sur ce, je dois retourner travailler sur mes trois documents que j'ai promis de compléter avant de partir! Une longue nuit de travail m'attend!

Pour plus d'information sur Cayo Santa Maria, je vous propose ce site qui est bien différent des sites touristiques habituels:

http://www.cayosantamaria.info/

Hasta la proxima!

Vivre vieux et en santé

Quand je suis à Toronto, une de mes activités favorites est de prendre des marches à travers la ville. Depuis un an, dès qu’il ne fait pas -25 degré Celsius, je marche. Habituellement je marche de l’hôtel ou je demeure jusqu’au bureau ou je travaille. Dépendant de l’endroit ou se situe l’hôtel, ce qui varie d’une semaine à l’autre, je peux marcher de 25 à 45 minutes pour me rendre au travail. Et évidemment, la même distance le soir au retour. Et ensuite, je marche jusqu’au resto ou je mange. Et je marche pour revenir, tout en prenant à l’occasion des détours. Maintenant que j’ai mon fantastique iPhone, je pourrai occasionnellement prendre des photos de ce que j’observe, question de partager les découvertes de mes marches avec vous, amis lecteurs. La qualité des photos prises avec un iPhone n’est pas extraordinaire, mais est quand même très acceptable.

Alors qu’est-ce que je vois lors de mes promenades qui mérite d’être cité dans ce populaire blog? Parlons premièrement parlons de la tour du CN qui est pleinement visible de plein d’endroits à Toronto. C’est très surprenant à première vue, puisqu’elle est directement située au cœur de Toronto. Si vous suivez le chemin Lakeshore qui longe les rives du lac, vous verrez à plusieurs reprises la tour avec tout en bas le centre Rogers ou jouent les Blue Jays. Éclairée de multiples couleurs, la tour est magnifique à voir une fois la nuit tombée.

Il est aussi surprenant de constater que beaucoup de panneaux sont bilingues à Toronto. Il me semble que ce n’était pas le cas il y a 10 ans. Il est toutefois vrai que j’étais plus souvent dans la région de Mississauga et Brampton qu’au centre-ville. Mais si on voit beaucoup de signes bilingues on voit parfois quelques amusantes anomalies comme celle-ci. Je prendrai surement quelques autres photos à l’occasion.


Comme je regarde les nouvelles avant de me coucher pour la nuit, voici que l’on présente un reportage sur madame Lucille 'Lou' Pacaud. Madame Pacaud fait du bénévolat dans les hôpitaux de Montréal. Elle se promène sur les étages avec un dépanneur mobile et vend des petites choses aux patients alités. Mais surtout, elle leur fait la jasette tout en leur offrant des sourires. Rien d’extraordinaire à première vue. Sauf que cette dame a … 101 ans! Elle marche encore très bien, fait la jasette avec enthousiasme et se présente à 8 heures tous les matins pour faire sa tournée! J’en suis tout étonné. On pense souvent aux centenaires comme des gens invalides, aveugles et sourds. Mais cette dame… wow! Ça donne le goût de vivre longtemps et surtout… en santé. Pour plus d'information, j'ai trouvé un article du Montreal Gazette parlant de cette dame il y a ... 2 ans.

À demain!

mercredi 25 février 2009

Moment historique

Je suis présentement installé devant ma télé prêt à écouter le président des USA, Barack Obama, faire son premier discours à la nation. Malgré que la bourse ait rebondit aujourd’hui, on ne voit toujours pas encore la lumière au bout du tunnel. Il est intéressant de constater l’accueil que vont les gens à Michelle Obama. L’introduction des différents membres du cabinet est aussi amusante. C’est comme si ils arrivaient à une fête. Les applaudissements, les accolades et les bises sont de rigueur. Et voici le président. Reçu avec une ovation bien sûr. Tout souriant, serrant la main à tous et chacun. Un peu plus et il faisait des ‘high five’! Quel homme charismatique. Il semble évident qu’il est dans son élément. Tout le monde sourit. Sûrement le mot d’ordre de la soirée qui est sensée inspirer la population américaine. Madame la ‘speaker’ de la chambre me semble être une femme très sympathique. Elle a un sourire franc, sincère et semble très enthousiaste dans son rôle.

Le discours commence. Bien entendu il parle de la crise économique, disant que tous sont affectés, que les emplois qui semblaient assurés hier, ne le sont plus aujourd’hui. Le message est clair, les USA vont se relever, vont reconstruire ce qui est brisé. Un bilan des causes de la position précaire des USA écorche l’administration précédente. C’est maintenant le temps de changer les choses : ‘Now is the time!’. Malgré le sérieux du sujet, il prend quand même le temps de faire quelques blagues. C’est maintenant de ‘vendre’ son plan pour aider les américains à traverser la crise. C’est plein de mesures concrètes telles des coupures de taxes, la création de 3.5 millions de nouveaux emplois, de l’aide pour payer les frais d’université. Vraiment, pour ceux qui n’ont jamais écouté Barack Obama faire un discours, c’est du bonbon. Il énumère clairement les points de son plan, soulignant l’impact positif de chacun de ceux-ci. Finit les dépenses indécentes des dirigeants de banques qui auront besoin de l’aide du gouvernement : ‘These days are over!’. Et Barack de marteler énergiquement son discours de phrases chocs : ‘Il est temps pour l’Amérique d’être en avant de la parade’. Et il semble vraiment croire à ce qu’il avance. C’est SON discours. Vraiment, un cours classique sur l’art oratoire. Il s’adresse directement à toutes les couches de la société. Les jeunes : ‘Lâcher l’école n’est plus une option!’. Il leur promet de les aider à payer pour leurs études en autant qu’ils soient prêts à faire du travail communautaire. Venant de quelqu’un avec un passé comme le sien, un passé ou il a lui-même travailler dans la communauté, c’est un message puissant. Il donne vraiment l’impression d’être disponible, que chacun peut lui envoyer un courriel personnel. Le moment fort du discours? Barack Obama a personnellement invité une jeune écolière de la Caroline du Sud qui a écrit une lettre au congrès pour demander de l’aide pour son école qui tombe en ruine. Et ou pensez-vous qu’elle est assise? Directement à la droite de Michelle Obama, qui fait une longue accolade à la jeune fille. Un message puissant, plus que n’importe quels mots qui peuvent être dits. Un extraordinaire discours. Et à la fin, lorsqu’il quitte, il signe des autographes, telle une vedette de cinéma!

Pourquoi je m’intéresse tant à Barack Obama? Je n’ai sûrement pas un attachement particulier pour les américains. Beaucoup de ceux que je connais sont arrogants et bruyants. Je m’intéresse à Barack Obama parce qu’il est fascinant. Parce qu’il est un orateur extraordinaire. Le Wayne Gretzky de la politique. Et parce que c’est possiblement le dirigeant le plus charismatique à avoir jamais été élu. Regarder l’épopée de Barack Obama, c’est comme regarder un livre d’histoire en temps réel. Et sincèrement, j’espère qu’il réussira à redémarrer la machine économique américaine. Parce que notre santé financière à nous, les québécois et les canadiens, dépend de sa réussite. Mais réussira-t’il? Difficile à dire. Pour chacune de ses idées, il semble toujours y avoir quelqu’un pour semer le doute. Alors on ne peut qu’attendre et voir ce qui va se passer. Parce que comme toujours, le Canada sera à la traîne des USA. Ce n’est certainement pas nos insipides et incolores dirigeants qui vont nous sortir de ce pétrin.

Un petit côté amusant de ce discours est la prise de vue des caméras sur quelques sénateurs, qui malgré l’importance de ce discours, semblent totalement désintéressés, plongés dans la lecture de quelques obscures documents. Pas certain s’ils seront fiers d’eux aujourd’hui!

Ça ne sera pas un long blog aujourd’hui. Débordé de travail. Comme c’est souvent le cas lorsque l’on veut partir en vacances. Des choses à terminer avant de quitter.

Bonne journée!

mardi 24 février 2009

Il était une fois dans l'ouest

Je me rends compte depuis quelques jours que plusieurs personnes lisent mon blog. Heureuse surprise! Et je vous remercie tous, vous, les lecteurs anonymes! Même si la raison première d’écrire ce blog est pour pratiquer une forme d’écriture qui un jour peut-être me permettra de publier quelque chose d’intéressant, il est très encourageant de constater que certaines personnes prennent un cinq minutes occasionnellement pour lire mes écrits. Je vais essayer de garder mes histoires intéressantes de façon à conserver mon maigre auditoire!

J’écris ce blog alors que je suis dans le train, en direction de Toronto. Dernière semaine avant de partir une semaine en vacances à Cuba! Ceux qui sont au courant de mon travail savent que je voyage chaque semaine pour Toronto. J’y passe environ trois jours par semaine et je travaille les deux derniers à partir de mon bureau à domicile. Inconcevable, diront certains. Excitant, diront les autres. Ça fait maintenant plus de dix ans que je suis un ‘consultant’ et que je travaille où il y a des projets intéressants. J’y suis donc habitué. Et quand on y pense, je voyage vraiment en moyenne une dizaine d’heures par semaine. Ce qui n’est guère différent de celui qui travaille à Montréal et qui se tape une heure de voyagement les matins et soirs. Bien sûr, je ne dors que 3 à 4 nuits par semaine à la maison. Mais par contre, j’y passe 4 journées entières. Et on s’habitue à tout dans la vie. Je ne pense donc pas être plus malheureux qu’autrui avec ce genre d’arrangement. Par contre, pour ma conjointe c’est peut-être plus difficile. Il faudra lui demander!

Pour me simplifier la vie, je prends le train à partir de Cornwall, en Ontario. Comme j’habite à l’ouest de Montréal et que Toronto se situe à l’ouest de mon domicile, c’est plus logique d’aller prendre le train vers l’ouest que de le prendre à l’est puisque ça voudrait dire que je ferais du kilométrage inutilement vers l’est et du trainage* dans la direction opposée à ma destination qui se situe… à l’ouest! ‘Ouest’ qu’on est rendu avec tout ça? Vraiment, je me sens l’esprit léger ce soir! :) En plus d’être situé dans la bonne direction, que je ne nommerai pas puisque le sujet a été amplement discuté dans le précédent paragraphe, la gare de Cornwall a l’avantage d’offrir un stationnement gratuit. Et ce n’est qu’à quarante minutes de chez-moi versus les trente minutes que ça me prendrait pour me rendre à la gare de Dorval. Quand même pas prêt à déménager à Cornwall car malgré le positionnement stratégique de la gare, cette ville ne semble pas très excitante. Mais je serais moins fatigué le lundi matin… puisque que Cornwall est en Ontario (voir chronique précédente). Bon, j’ai assez déblatéré de propos insignifiants pour cette fois. Je vous laisse, amis lecteurs, tout en vous souhaitant de passer un extraordinaire mardi. Puisse celui-ci être meilleur que votre dernier lundi et moins bon que le mercredi qui vient.

*Trainage : Un mot purement fantaisiste utilisé par l’auteur et signifiant cette fois-ci : ‘faire du kilométrage en train’… il faut bien s’amuser un peu!

lundi 23 février 2009

Le syndrome du lundi matin

Blues du lundi matin. Comme c'est parfois difficile de se motiver un lundi matin! De repartir le moteur en mode travail. C'est ce qui m'arrive ce matin. Après un week-end bien rempli, il faut maintenant se retrousser les manches. Trop fatigué pour critiquer. J'ai regardé un peu les nouvelles du matin et rien d'extraordinaire à l'horizon. L'économie semble toujours aller aussi mal. Le CH a gagné une partie de hockey ce weekend, un fait rare par les temps qui courent. Il y a bien sûr eu la soirée des Oscar d'hier soir. Pas eu le temps de les regarder. J'étais en mode papa-taxi. Pas que je m'en plaigne. Ces voyages en auto sont souvent le meilleur moment de 'jaser' avec mes enfants. Revenant aux Oscar, il ne semble pas y avoir eu de réelle surprise. Bien content pour Penelope, une de mes actrices favorites. Et que dire de la superbe Kate Winslet. Quelle belle femme. Un genre de Catherine Deneuve des temps modernes. C'est bien plaisant parce qu'elle n'a jamais joué à la pitoune Hollywoodienne. Un bel exemple de femmes qui s'embellissent en vieillissant. Pas que je m'intéresse beaucoup à la faune de Hollywood. Tous ces potins sur la vie des artistes sont complètement inutiles et insipides. De penser que des gens gagnent leur vie à prendre des photos des autres me semble totalement absurde. Remarquez que c'est principalement à cause du comportement de certaines vedettes que ces photographes de pacotille existent. Si les vedettes se contentaient de faire leur travail d'acteur et de retourner tranquillement dans leur petit chez-soi après leur journée de travail, il y a aurait beaucoup moins d'intérêt pour cette presse à sensation. Chacun à sa place et le monde ne s'en portera que mieux.

Blues du lundi matin. C'était le titre original de mon blog. Titre que j'ai dû changer après une brève recherche sur Internet. Il semble que le blues du lundi matin ne soit pas unique à votre humble blogueur. Selon une étude du sûrement très sérieux CCMS (Conseil canadien pour un meilleur sommeil), le syndrome du lundi matin est très courant. Nous aurions le 'blues du dimanche soir' et le 'syndrome du lundi matin': 'Par ailleurs, bon nombre de Canadiens sont gravement atteints du "syndrome du lundi". En effet, 31 % d'entre eux affirment que le jour où ils se sentent le plus somnolents est le lundi. Le vendredi (17 %) et le dimanche(13 %) sont les deux autres jours le plus souvent mentionnés. C'est encore plus vrai dans le cas du Québec où 40 % des répondants trouvent les lundi très difficiles.' Source: http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/October2007/29/c9107.html

Il faut que je pense à déménager hors du Québec, je serai plus en forme les lundi! C'est quand même incroyable tout ce qu'on trouve sur Internet!
C'est tout pour ce matin. Pas inspiré. Pas réveillé. Allez au boulot!

Bon lundi quand même!

dimanche 22 février 2009

Voyageur du dimanche - Bali

Visite d'amis hier soir. Toujours un plaisir de recevoir des amis un samedi soir. Ceux-ci ont quelque chose de particulier. En effet, nous les avons rencontrés lors de notre voyage à Bali en décembre 2008. Des amis de voyage. Tous ceux qui voyagent un peu vous le diront, on se fait presque toujours des amis lors de vacances dans des lieux exotiques. Des amitiés intéressantes comme toutes celles qui débutent. Tant de choses à se dire et à partager. Mais dans la plupart des cas, ces amitiés naissent et meurent au cours du même voyage. Les célèbres paroles: 'On se rappelle!' soulignent habituellement la fin de celles-ci. Dans ce cas-ci, probablement parce que fut un voyage plus exotique et de plus longue durée que le traditionnel voyage dans le sud, la promesse de se revoir pour partager des souvenirs et voir les milliers de photos prisent par tous et chacun fut respectée. Et ce fut très agréable de se remémorer les diverses activités, les paysages et les repas qui ont eu lieu lors de ce voyage.

Ce qui m'amène à la raison de ce blog. Je me suis réveiller avec l'idée de faire tous les dimanches, un blog du voyageur. Question de partager un tout petit peu de mes expériences de voyage. L'idée n'est pas d'écrire un guide touristique et de vous abreuver de détails techniques sur un pays, mais bien de souligner ce qui m'a marqué au plan personnel. Mais pas de promesse. Comme les amitiés de voyage, on verra bien si ce blog du dimanche survivra. Comme j'ai déjà pris beaucoup de mots à mettre en place le concept, ce premier blog du voyageur du dimanche sera relativement court. Mais ainsi est la nature du blog: on jase, on placote, on épanche nos idées sur la feuille blanche de l'écran sans trop savoir où ça nous mène parfois. Mais cessons ces élucubrations et passons aux actes!

Bali est une île d'Indonésie située entre les îles Java et Lombok. Première constatation: C'est loin! Normalement, plus de 30 heures de voyagement pour s'y rendre. Cinq vols d'avion et six aéroports dans notre cas (Montréal - Boston - Pékin - Singapour - Djakarta et finalement Bali). Il faut dire qu'en voyageant avec des points Aeroplan, on prend ce qu'on peut. Il faut donc planifier y aller pour un minimum de temps sinon vous passerez plus de temps dans les avions et aéroports que dans le pays. Deuxième constatation: En décembre, c'est chaud! Imaginez-vous la journée la plus chaude et humide de l'été québécois, rajouter quelques degrés et ça vous donnera une idée de la chaleur torride et de l'humidité pesante qui vous attend à chaque jour. Il faut dire que décembre n'est peut-être pas le meilleur temps pour y aller puisque c'est la saison des pluies à Bali. Techniquement parlant il ne pleut pas vraiment beaucoup, mais c'est par contre nuageux la plupart du temps. Il faut comprendre qu'il n'y a que deux saisons à Bali; la saison des pluies qui a lieu du mois de novembre jusqu'au mois de mars et la saison sèche qui a lieu de avril jusqu'en octobre.

Alors, pourquoi va-t'on à Bali? Pour le dépaysement et pour goûter une culture différente. Mais comme le blog n'est pas sensé être un guide touristique de 200 pages, je parlerai de mes trouvailles culturelles au cour d'une prochaine chronique du dimanche...Mais aussi parce que je comprends que le suspense d'attendre la suite pourrait vous empêcher de fonctionner normalement, je vous laisse avec un bonbon. Si j'avais à décrire Bali en une seule image, celle qui est la plus mémorable de ce voyage, ce serait celle d'une danseuse balinaise. Voici une des innombrables photos de ces dernières prise lors des quelques spectacles auxquels nous avons assisté. Les couleurs des costumes, le maquillage et la beauté de ces jeunes danseuses sont des souvenirs impérissables qui soulignent l'exotisme de ce voyage. Lors d'une prochaine chronique je vous parlerai des temples, des chauve-souris et des gentils singes que l'on retrouve fréquemment à Bali.

Pour plus d'information sur Bali je vous suggère de consulter Wikipédia:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bali

Bon dimanche!